Accueillir la nouvelle année autrement
Revenir à ce qui est déjà là
Le début d’une nouvelle année arrive souvent avec une liste.
Des objectifs.
Des résolutions.
Des choses à améliorer, à corriger, à transformer.
Tu as peut-être déjà remarqué cette tendance à regarder l’année à venir comme un espace à remplir :
plus de discipline, plus de motivation, plus de contrôle, plus de résultats.
Sans même t’en rendre compte, ce regard peut t’amener à te placer dans une posture de manque.
Comme s’il te manquait quelque chose.
Comme si tu devais devenir autre chose pour être bien.
Et si, cette année, tu faisais l’inverse ?
Et si tu commençais par reconnaître ce qui est déjà là
Avant de chercher à changer, il peut être profondément apaisant de t’arrêter.
De respirer.
De regarder ce qui est déjà présent dans ta vie.
Ce qui t’a porté jusqu’ici.
Ce qui t’a permis de traverser.
Ce qui, malgré les défis, a continué d’exister en toi.
La nouvelle année n’a pas besoin de commencer par une course vers l’avant.
Elle peut commencer par un retour.
Un retour à toi.
À ce qui t’habite déjà.
Tes ressources intérieures sont déjà présentes
À l’intérieur de toi existent des ressources qui ne demandent pas à être acquises, mais reconnues.
La résilience, qui t’a permis de continuer même quand c’était difficile.
La force tranquille, celle qui ne cherche pas à prouver, mais qui tient.
La sagesse née de tes expériences, de tes ajustements, de tes traversées.
La capacité de t’adapter, de ressentir, de rester présent.
Ces ressources ne sont pas toujours visibles.
Elles ne se mesurent pas.
Mais elles sont là.
Les reconnaître, c’est déjà une pratique de présence.
Une forme de méditation douce.
Un espace où ton système nerveux peut se calmer, plutôt que de rester en tension face à tout ce que tu crois devoir améliorer.
Les ressources extérieures qui te soutiennent
Tu n’avances pas seul.
Autour de toi existent aussi des ressources précieuses :
des lieux où tu te sens bien,
des personnes avec qui tu peux être toi-même,
des pratiques qui t’apaisent,
des rythmes plus lents qui te permettent de respirer,
des espaces où déposer ce qui est lourd.
Prendre conscience de ces soutiens extérieurs, c’est reconnaître que tu es déjà accompagné.
Que tu n’as pas à tout porter seul.
Que le soutien existe, parfois dans des formes simples, discrètes, mais bien réelles.
Ralentir pour mieux sentir
Dans un monde qui valorise la performance et l’optimisation, ralentir devient un choix conscient.
Ralentir permet à ton corps de se faire entendre.
À ta respiration de s’approfondir naturellement.
À ton système nerveux de sortir peu à peu du mode survie.
La respiration consciente, la méditation guidée, les pratiques somatiques sont des portes d’entrée vers cette écoute.
Non pas pour aller mieux rapidement, mais pour ressentir ce qui est là, tel que c’est.
Et souvent, dans cet espace de lenteur, tu réalises que tu es déjà porté par quelque chose de plus vaste que tes objectifs.
Une intention différente pour la nouvelle année
Plutôt que de te demander :
« Qu’est-ce que je dois changer ? »
Tu peux peut-être te demander :
« Qu’est-ce qui me soutient déjà ? »
« Qu’est-ce qui m’a permis d’arriver ici ? »
« Quelles ressources sont présentes, même si je ne les ai pas toujours reconnues ? »
Cette façon de commencer l’année n’enlève rien aux élans de transformation.
Elle les rend plus doux.
Plus ancrés.
Plus durables.
Commencer l’année par la présence
La nouvelle année peut devenir un espace d’écoute.
Un espace où tu cesses, pour un moment, de chercher à devenir autre chose.
Un espace où tu choisis de reconnaître ce qui est déjà vivant en toi.
Respirer.
Te déposer.
Observer ce qui te nourrit, ce qui te soutient, ce qui te porte.
Et avancer à partir de là.
Une invitation à te déposer
Avant de refermer cette lecture, je t’invite à prendre un moment pour toi.
Rien à réussir.
Rien à forcer.
Si c’est possible pour toi, installe-toi confortablement.
Laisse ton corps trouver une position qui lui convient.
Ferme doucement les yeux, ou laisse ton regard se poser quelque part.
Commence simplement par observer ta respiration.
Sans la modifier.
Sans chercher à la contrôler.
Sens l’air entrer.
Sens l’air sortir.
Tu peux déposer une main sur ta poitrine ou sur ton ventre, là où le souffle se fait sentir le plus naturellement.
À chaque expiration, laisse le corps se déposer un peu plus.
Comme si quelque chose pouvait se relâcher, sans effort.
Puis, doucement, porte ton attention vers ce qui est déjà là en toi.
Une qualité intérieure.
Une force.
Une présence.
Quelque chose qui t’a soutenu au cours des derniers mois.
Il n’est pas nécessaire de mettre des mots.
Simplement sentir.
Prends encore deux ou trois respirations, à ton rythme.
Puis, quand ce sera juste pour toi, ouvre doucement les yeux.
Et rappelle-toi ceci :
tu n’as rien à ajouter pour commencer cette nouvelle année.
Beaucoup est déjà présent.
Envie d’approfondir cette pratique
Full love xx
Fanny